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* Coalition pour la promotion de l'énergie éolienne  *
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Coalition pour l'énergie éolienne
 
 
HYDRO-QUÉBEC MAÎTRE D'OEUVRE
Coalition pour l'énergie éolienne

L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS

LA RÉALITÉ QUÉBÉCOISE

« …le développement de la filière éolienne se fait de manière anarchique et Hydro-Québec y est un acheteur passif… »

« …pour assurer un développement harmonieux des parcs éoliens avec des retombées à long terme pour les communautés, une participation d’Hydro-Québec s’avérerait stratégique et constructive… »

« …cela permettrait d’assurer une véritable planification à long terme des besoins, une meilleure intégration de cette énergie à son réseau une meilleure stabilité de l’approvisionnement …. »

« …le contrôle public, à la fois du réseau hydroélectrique, des lignes de transport et - éventuellement- des parcs d’éoliennes, permettra un bien meilleur arrimage de tous ces éléments. Nous pourrons choisir les sites de façon plus stratégique, avec le plus grand potentiel, mais aussi selon la capacité des lignes de transport… »

« …le contrôle public permet d’éviter le développement anarchique ou incohérent de la filière éolienne… »

 

 

 

Le premier appel d’offres pour la production d’énergie éolienne a été lancé en mars 2003, par le gouvernement Landry du Parti Québécois. Cela faisait suite à un long processus qui avait commencé six ans auparavant lorsque M. Guy Chevrette, ministre des Ressources Naturelles, avait demandé à la Régie de l’Énergie, nouvellement créée, un avis sur l’avenir de la filière éolienne au Québec. Le constat d’alors était que l’énergie éolienne coûtait cher et qu’il fallait y aller prudemment dans le développement de cette filière.

Avec les gains d’efficacité réalisés sur le plan technique, l’augmentation du prix des hydrocarbures suite à la deuxième invasion de l’Irak de même que la croissance des économies asiatiques, l’énergie éolienne est devenue soudain plus attrayante. Sauf quelques centaines de mégawatts achetés de gré à gré par Hydro-Québec Production à Axor et à 3Ci à un prix d’environ 5 à 6 cents le kWh, soit en deca du prix offert actuellement par les centrales thermiques, la formule retenue est aujourd’hui celle des appels d’offres publiques avec des contraintes de contenu régional comprises dans l’appel d’offres. Ce n’était pas le cas avec les premiers achats de gré à gré pour la construction de parcs d’éoliennes à Murdochville, Cap Chat et Matane.

Dans la Stratégie énergétique du Québec 2006-2015, le gouvernement du Québec « souhaite qu’Hydro-Québec Production » ne participe plus à ces ententes de gré à gré avec des producteurs privés. C’est dire que désormais l’initiative de construire des nouveaux parcs éoliens serait laissée entièrement à Hydro-Québec Distribution. Au Québec, les appels d’offres sans subventions sont maintenant la norme. Cela a été vrai en 2005 pour la première tranche de 1000MW; cela sera vrai pour la 2ième tranche de 2000MW en 2007. Il s’agit donc au départ d’offres transparentes et publiques, mais programmées de manière à étaler l’entrée en service des différentes turbines sur une période de 9 ans, soit de 2006 à 2015.

Le but ici recherché est de favoriser la mise en place d’industries manufacturières associées à la fabrication de pièces d’éoliennes. Chacun des soumissionnaires, lors du premier appel d’offres de 1000MW, devait satisfaire à une exigence allant jusqu’à 60% de contenu régional. Dans le second appel d’offres de 2000MW, ce contenu est maintenant basé uniquement sur le coût de l’éolienne proprement dit, dont 30% devra être fabriqué en Gaspésie. On veut ainsi positionner l’industrie manufacturière québécoise en fonction du développement éolien sur le marché nord-américain (des objectifs en capacité installée de 80,000MW aux USA d’ici 2020 et de 10,500MW au Canada d’ici 2010) qui succèdera désormais à celui de l’Europe où sont déjà installées près de 70% des éoliennes à travers le monde.

Ces entreprises, mises au monde grâce à la conception des appels d’offres d’Hydro-Québec, sont actuellement au nombre de trois. C’est ainsi que LM Glasfiber (Danemark) construit maintenant des pales à Gaspé, qu’à Matane, Marmen construit des tours d’éoliennes et assemble des nacelles dans deux usines différentes et que toujours à Matane, Composite VCI fabrique des nacelles en fibre de verre. Cette dernière a annoncé au début de l’été qu’elle doublera sa production de nacelles prévue initialement grâce à la production additionnelle de 250 nacelles pour le marché américain qui s’ajouteront aux 110 nacelles prévues chaque année pendant 6 ans dans le cadre du premier 1000 MW prévus par l’appel d’offres de 2005.

Par ailleurs au printemps la société Xantrex Technology de Vancouver a annoncé son intention de construire une usine de fabrication de convertisseurs d’énergie éolienne un produit de haute technologie. Enfin Gurit Canada à Magog s’apprête à investir 13$ millions pour la fabrication de pales d’éoliennes. Cet investissement devrait entraîner la création de 182 emplois permanents qui s’ajouteront aux 471 déjà créés en Gaspésie.

Ces investissements n’empêchent pas l’usine de Marmen de Trois-Rivières de fabriquer des tours d’éoliennes pour l’Ontario et l’Île-du-Prince-Edouard. Lors de l’attribution de la 2ième tranche de 2000MW en 2007, cette nouvelle industrie gaspésienne devrait être bien positionnée pour obtenir sa part de la production de pièces d’éoliennes.

Ce sont des appels d’offres bien étalées et calibrées dans le temps qui auront ainsi permis l’émergence d’une nouvelle industrie manufacturière en Gaspésie.

Enfin, une revue récente d’une trentaine d’études menées en Amérique du Nord indique que, pour chaque dollar investi, deux fois plus d’emplois sont créés pour des projets d’énergies renouvelables que pour des projets d’énergies dites conventionnelles. Difficile dans les circonstances de parler « d’anarchie » en ce qui a trait aux appels d’offres et « d’acheteur passif » en ce qui a trait au rôle joué par Hydro-Québec.

Voir aussi sur ce site l'article de Gilles Lefrançois:
http://www.energie-eolienne.ca/documentheque/eolien5/eolien5.html

Voir aussi sur ce site un texte de l'AQPER: http://www.energie-eolienne.ca/documentheque/nationalisation/nationalisation.html

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