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* Coalition pour la promotion de l'énergie éolienne  *
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Coalition pour l'énergie éolienne
 
 
LES PRODUCTEURS PRIVÉS SOUMIS AUX MÊMES RÈGLES ENVIRONNEMENTALES
Coalition pour l'énergie éolienne

L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS

LA RÉALITÉ QUÉBÉCOISE

« …parfois accompagnés de coûts environnementaux importants dont on ne tient pas compte… »

« …ces entreprises s’intéressent davantage à leur bénéfice qu’à l’environnement…. »

« …j’ai l’impression que les élus et les agriculteurs, à qui les promoteurs font miroiter des profits intéressants, n’imaginent pas vraiment le gigantisme de ces totems d’acier dressés en hommage au dieu Éole. Hommage qui tourne à l’idolâtrie dans certaines sectes. Une petite visite du côté de Matane leur serait fort utile. Ils verraient combien ces grands tubes de plus de 300 pieds équipés de pales tournant sur 120 mètres de diamètre enlaidissent le paysage… »

Les promoteurs privés de l’industrie éolienne sont soumis aux mêmes contraintes qu’Hydro-Québec ou que toute autre société d’État qui aurait pu être amenée à développer l’industrie éolienne. Ainsi les promoteurs privés, afin de respecter l’intégrité des paysages, doivent se conformer aux règlements en vigueur dans les MRC, notamment en ce qui a trait à la distance minimale à partir des routes, des habitations, des édifices publics, des sites historiques, des cours d’eau et des lacs.

Ajoutons à cela les lois environnementales, tant du gouvernement provincial que du gouvernement fédéral, de même que la loi sur la Protection des territoires agricoles. L’accessibilité aux territoires par les promoteurs privés est ainsi limitée.

http://www.mrn.gouv.qc.ca/energie/eolien/eolien-demarche.jsp

Enfin, la possibilité pour les MRC d’adopter tel ou tel nouveau règlement comporte un risque supplémentaire pour les producteurs d’énergie éolienne.

A l’automne 2007 l’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) a produit deux tableaux que nous reproduisons ici. Dans le premier il s’agit d’une comparaison entre le Bas Saint-Laurent/Gaspésie et le Danemark. Voilà deux territoires ayant la même superficie sauf que le Danemark est 17 fois plus dense en termes de population que la Gaspésie et le Bas St-Laurent.

En 2006 il y avait 14 fois plus d’éoliennes au Danemark dont la beauté, l’architecture et la proximité de la mer est bien comparable à la Gaspésie et au Bas St-Laurent. Or au Danemark les gens se sont habitués aux éoliennes et les sondages révèlent que les Danois sont toujours prêts à en accueillir davantage.

Un autre tableau produit par l’AQPER démontre que le Québec est trois plus grand que l’Espagne, 4,5 plus grand que l’Allemagne mais qu’en 2015 avec 4,000 MW installés il accueillera 5 fois moins d’éoliennes que l’Espagne et 7 fois moins que l’Allemagne.

Ceux-ci, dans l’état actuel des achats octroyés par soumissions, produiront à l’horizon 2013 de l’électricité pour alimenter 185,647 familles tout en réduisant de 1,748,180 tonnes les émissions de C02 dans l’atmosphère par opposition à une centrale au gaz. Les entreprises éoliennes contribuent ainsi à réduire la dépendance du Québec à l’égard des hydrocarbures tout en offrant un revenu d’appoint aux propriétaires fonciers et aux agriculteurs pour qui cette nouvelle source de revenus est souvent dans le contexte actuel, plus que bienvenue.

Enfin, parce que la densité de l’air est plus forte l’hiver, les meilleurs vents, c’est-à-dire la production éolienne, sont à leur apogée durant la saison hivernale. La production d’énergie éolienne est donc en parfaite harmonie avec les besoins québécois de consommation et de production hydroélectrique.

Pendant l’hiver en effet, l’eau des barrages est sollicitée pour la consommation alors que les apports en eau, compte tenu du gel, sont réduits à leur minimum. À cause de la meilleure qualité des vents en hiver, l’énergie éolienne affiche alors ses meilleurs rendements et peut ainsi jouer pleinement son rôle comme énergie complémentaire au réseau d’Hydro-Québec dont plus de 95% de l’énergie produite est d’origine hydraulique.

http://www.hydroquebec.com/comprendre/eolienne/compagnons.html

Par ailleurs, la flexibilité d’un réseau de centrales hydrauliques est sans commune mesure avec celle des réseaux qui tirent leur énergie de centrales nucléaires ou thermiques. Il y a donc une double compatibilité de l’énergie éolienne avec la consommation québécoise et la production d’énergie québécoise.

Faut-il préciser que la production de cette énergie éolienne ne nécessite aucune modification des différents écosystèmes, ne produit pas d’émissions polluantes ou de gaz à effet de serre et ne comporte aucun rejet de matières résiduelles ou toxiques comme avec l’énergie nucléaire par exemple. Enfin, si on voulait évaluer le coût de l’énergie éolienne renouvelable à sa juste valeur, il faudrait prendre en compte les autres types d’énergie (hydraulique, thermique ou nucléaire) et les coûts induits qui leur sont associés, comme les coûts environnementaux (pollution atmosphérique, marine et terrestre, risques de radiation, gaz à effet de serre, pertes d’habitats, contamination au mercure, etc..,) et sociaux (déplacements des populations, inondations des territoires, santé, sécurité des installations, guerres, terrorisme, etc..,), incomparables aux coûts, ou à « l’absence de coûts induits » de l’énergie éolienne.

Aux États-Unis, l’Union of Concerned Scientists soutient que le développement des énergies renouvelables, notamment l’éolien permettra à l’horizon 2020, d’éviter la construction de 975 nouvelles centrales de 300 MW chacune, de soustraire à la production électrique 180 vieilles centrales au charbon de 500 MW, et de déclasser 14 centrales nucléaires de 1000 MW encore en production.

L’énergie éolienne est renouvelable, gratuite et d’une totale réversibilité, c’est-à-dire que les éoliennes peuvent être démantelées à tout moment et que la nature peut être restaurée dans son état original. On notera qu’à compter de la 11ième année, dans le cadre de l’appel d’offres de 1000MW, les producteurs déposeront dans un compte en fidéicommis, un montant annuel de 5,000$ dollars aux fins d’un éventuel démantèlement au terme du contrat de 20 ans. Voilà un bilan bien environnemental.

 

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