L’AQPER et la Coalition pour la promotion de l’énergie
éolienne déposent une plainte contre l’émission La Facture de la Société
Radio-Canada.
Montréal, le 5 janvier 2007/CNW Telbec / L’Association
québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) et la Coalition pour
la promotion de l’énergie éolienne (la « Coalition ») viennent de porter plainte
conjointement auprès de l’ombudsman de Radio-Canada contre les reportages et
interventions de M. Pierre Craig au Téléjournal du dimanche 26 novembre,
à l’émission La Facture du mardi 28 novembre et à l’émission C’est
bien meilleur le matin du mercredi 29 novembre 2006.
L’AQPER et la Coalition jugent que les reportages et
interventions de M. Pierre Craig et les propos des différents intervenants
étaient de nature à discréditer de façon injustifiée le développement de la
filière éolienne au Québec. Ces reportages et interventions contenaient des
erreurs grossières, des renseignements incomplets, des accusations et des
généralisations injustifiées qui étaient contraires aux faits. Les énoncés
présentés dans un style démagogique ont induit le public en erreur.
Ces reportages et interventions n’avaient pas l’objectivité
et la neutralité requises et étaient en contravention avec les normes
journalistiques de Radio-Canada, la télévision d’État.
En comparant les taxes, contributions volontaires et
redevances payées par les producteurs d’énergie éolienne en Gaspésie (Baie-des-Sables)
avec les taxes et redevances payées en Ontario (Wolfe Island), La Facture
a laissé croire et a indiqué faussement que ces montants étaient beaucoup plus
faibles au Québec. La réalité, c’est que pour des éoliennes de capacité de
production comparable, les montants versés représentent 3,6 % des revenus bruts
des producteurs au Québec contre 3,2 % des producteurs ontariens.
L’erreur vient du fait que La Facture a oublié de
tenir compte de la taxe sur les services publics qui existe au Québec. En effet,
cette taxe foncière, basée sur la valeur nette des immobilisations, est payée au
gouvernement du Québec qui depuis quelques années, ne la redistribue plus aux
municipalités. C’est pourquoi les promoteurs ont décidé de verser une
contribution volontaire aux municipalités qui accueillent les éoliennes.
Il est faux aussi de prétendre, comme le fait La Facture,
que, généralement parlant, les agriculteurs signaient des contrats à toute
vapeur qu’ils ne comprenaient pas qu’en signant le contrat d’options, ils
s’engageaient à recevoir des éoliennes sur leurs terres; qu’ils ne se
consultaient pas entre eux avant de signer et qu’ils seront responsables du
démantèlement des éoliennes.
En ce qui concerne les redevances payées aux propriétaires
terriens, il ne s’agit pas d’un partage des profits. Les redevances payées aux
agriculteurs sont des coûts d’exploitation au même titre que les assurances et
les frais d’entretien de l’équipement et elles augmentent le prix de vente de
l’électricité à Hydro-Québec.
Ces redevances aux propriétaires sont déterminées par la
valeur des terres et des cultures qu’on y pratique, la disponibilité des sites
où le vent est fort et la concurrence entre les promoteurs. Les différences ne
sont pas, comme l’ont prétendu La Facture et les autres émissions
susmentionnées, le résultat d’un favoritisme des entreprises albertaines ou
ontariennes à l’égard des sites situés en Ontario,
Comme le sujet portait sur les retombées du développement de
la filière éolienne, nous nous expliquons mal que l’émission La Facture
et son animateur, M. Craig, n’aient jamais fait allusion – ni à La Facture,
ni au Téléjournal, ni dans aucune intervention aux émissions radio –
à la politique de contenu québécois mise en place par les gouvernements de MM.
Bernard Landry et Jean Charest,
Cette politîque d’achat de 40 %, puis de 50 % et de 60 % de
contenu gaspésien a représenté des coûts additionnels pour les promoteurs, mais
a résulté dans la construction et l’exploitation de quatre usines à Matane et à
Gaspé qui comptent plus de 400 emplois manufacturiers. Une telle politique
n’existe pas en Ontario.
Comme La Facture dit avoir fait plus d’un mois
d’enquête « sur la façon dont ces entreprises font affaire avec les agriculteurs
et les propriétaires fonciers du Québec » et avoir « parlé à des dizaines de
citoyens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie », les auditeurs s’attendaient à
un bilan équilibré ou à une image globale de la situation. Au contraire, La
Facture et les autres émissions n’ont présenté aucun cas de propriétaires
satisfaits ou de promoteurs dont les façons de faire seraient acceptables, ce
qui bien entendu n’est pas fidèle à la réalité.
Renseignements : Claude Descôteaux, Directeur général, AQPER 514
293-2424
Gilles Lefrançois, Porte-parole, Coalition pour la promotion de
l’énergie éolienne,
514 984-8183 ou 450 448-0842